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Le BNSSA devient le SSA au 1er octobre 2026 : ce qui va changer

4 sept.
3 min de lecture

La filière du sauvetage aquatique connaît une évolution importante. À compter du 1er octobre 2026, le Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique, plus connu sous le sigle BNSSA, cédera officiellement sa place au certificat de compétences de Surveillant-Sauveteur Aquatique (SSA).

Mais cette réforme ne constitue pas seulement un changement de nom. Elle modifie également la formation, les compétences attendues et les obligations de formation continue des futurs surveillants-sauveteurs.

Du BNSSA au SSA

L’arrêté du 29 juillet 2026 prévoit que l’appellation « certificat de compétences de surveillant-sauveteur aquatique » remplacera les termes « BNSSA » et « brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique » dans les textes réglementaires.

La formation initiale du SSA comprendra au minimum 35 heures de formation en présentiel. Une réduction de 7 heures peut être prévue grâce à la formation à distance, si le référentiel interne de l’organisme le permet. Elle abordera notamment :

  • la prévention des accidents ;

  • la réglementation des baignades ;

  • l’organisation des secours ;

  • la surveillance des différents publics ;

  • les responsabilités du sauveteur ;

  • les techniques de recherche et de sauvetage ;

  • la prise en charge d’une victime dans l’eau ;

  • l’utilisation de matériels comme la bouée tube ;

  • l’extraction d’une victime, notamment en cas de suspicion de traumatisme.

Pour obtenir le certificat SSA, le candidat devra également être titulaire du PSE2, ou d’une qualification reconnue équivalente, et être à jour de sa formation continue.

Des formations complémentaires permettront ensuite de se spécialiser pour la surveillance en eaux intérieures (SSA EI) ou sur le littoral (SSA L).

Que deviennent les titulaires du BNSSA ?

Les personnes déjà titulaires du BNSSA ne devront pas reprendre automatiquement l’intégralité des 35 heures de formation initiale.

Une équivalence est prévue, à condition :

  • d’être titulaire du BNSSA ;

  • de détenir le PSE2 ou une qualification équivalente ;

  • de suivre une formation continue d’adaptation au SSA dans les trois années suivant l’entrée en vigueur de la réforme.

Cette période transitoire permettra aux anciens titulaires du BNSSA d’intégrer progressivement le nouveau dispositif.

Le maintien des compétences évolue également : le SSA sera soumis à une formation continue annuelle, parallèlement aux obligations de formation continue du PSE2.

Les anciennes recommandations deviennent des références techniques nationales

Cette réforme intervient quelques semaines après une autre évolution importante dans le domaine des premiers secours.

En juillet 2026, un arrêté a consacré les nouvelles Références techniques nationales, ou RTN. Pour les formations PSE1 et PSE2, elles remplacent les anciennes recommandations relatives aux premiers secours en équipe, dont l’édition précédente datait de 2023.

Le changement de vocabulaire est important. Il ne s’agit plus simplement de documents présentés comme des « recommandations » : les organismes habilités et les associations agréées doivent désormais utiliser les Références techniques nationales pour enseigner les gestes et les procédures de secours.

Ces RTN concernent notamment :

  • la sensibilisation aux Gestes qui sauvent ;

  • l’unité d’enseignement Premiers secours citoyen (PSC) ;

  • les Premiers secours en équipe de niveaux 1 et 2 ;

  • la formation des formateurs en premiers secours.

Le passage des recommandations de 2023 aux Références techniques nationales de juillet 2026 permet donc d’harmoniser davantage les pratiques enseignées sur l’ensemble du territoire.

Une filière davantage professionnalisée

Avec le remplacement du BNSSA par le SSA, l’obligation du PSE2 et le renforcement de la formation continue, l’objectif affiché est de mieux préparer les surveillants-sauveteurs à leurs responsabilités.

La FFMNS accueille favorablement le renforcement des compétences, tout en attirant l’attention sur la durée et le coût du nouveau parcours. Former davantage est essentiel, mais il faudra également veiller à conserver suffisamment de sauveteurs pour répondre aux besoins des piscines, des collectivités et des zones de baignade.

Chez My Form, nous suivons attentivement ces évolutions afin d’actualiser nos connaissances, nos supports pédagogiques et nos futures actions de formation. Car dans le domaine du secours, rester à jour est une condition indispensable pour former efficacement et protéger le public.


Sources et références

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